enfants sans acte de naissance

20 millions d’enfants sans acte de naissance en Afrique subsaharéenne

Ils confèrent la protection juridique et permettent d’évaluer les progrès.
Enregistrer la naissance d’un enfant est avant tout un droit fondamental. La quasi-totalité des pays africains ont ratifié des conventions qui confèrent à l’enfant le droit à un nom, à une nationalité et surtout à l’enregistrement de sa naissance. C’est le cas de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, en son article ¬6. La prise en compte de ce droit est souvent un préalable pour qu’il accède à d’autres droits : le droit à l’éducation, à la protection contre la discrimination fondée sur l’âge. L’enregistrement de la naissance a deux buts : juridique par la reconnaissance de l’existence d’une personne devant la loi ‘acte de naissance établit sa filiation. Il y a aussi le but statistique. Les registres de naissance, de mariage, de divorce et de décès donnent des indicateurs qui permettent de mesurer des progrès dans la réalisation des objectifs nationaux et répondre ainsi plus judicieusement aux besoins sociaux et économiques des populations.
Des statistiques données au cours de la réunion des experts de Yamoussoukro affirment que plus de 20 millions d’enfants en Afrique subsaharienne n’ont pas d’actes de naissance. Ils sont « invisibles » à toute action gouvernementale en leur faveur, a souligné Rene Kouassi, directeur des affaires économiques de l’Union africaine. Les exemples des Iles Maurice et des Seychelles ont été félicités. Ces deux pays enregistrent systématiquement et intégralement leurs naissances. Des exemples auxquels on ajoute ceux de l’Algérie, L’Egypte, la Tunisie, le Maroc.

Source : https://www.cameroon-tribune.cm/Jeanine FANKAM National – Politique