La vie de Molhem a changé grâce à l’école (vidéo)

Il est sorti de l’isolement qu’il vivait avant, et chaque matin il est impatient d’arriver à l’école pour saluer le drapeau et être avec ses camarades. Ses enseignants ont réussi à changer leur regard envers lui et à l’inclure dans la classe. « Tunisie nouvelle, Tunisie inclusive » est une série de vidéos qui racontent les histoires de filles, garçons, femmes et hommes handicapé(e)s en Tunisie qui réussissent leur vie sans que leur handicap constitue un obstacle. « Mon droit à l’éducation, ma réussite » constitue une première série de vidéos qui racontent l’inclusion scolaire de trois élèves handicapés au sein de l’école primaire de Menzel Bourguiba (Gouvernorat de Bizerte, Tunisie).

education des filles

Inde : Une réforme de la loi régulant le travail des enfants inquiète les ONG

La loi régulant le travail des mineurs en Inde a été amendée le 13 mai. Pour les organisations de protection des enfants, certaines modifications vont ouvrir la porte aux abus. Si le travail des moins de 14 ans est interdit, des exceptions pourraient néanmoins rendre la loi moins contraignante.
La récente révision du gouvernement indien sur la législation encadrant le travail des mineurs laisse les défenseurs des enfants sur un sentiment mitigé.
Le cabinet de Narendra Modi, le 13 mai, a amélioré les dispositions prévues par le Child Labour Prohibition Act de 1986 (amendé en 2012). Désormais, tous les enfants de moins de 18 ans seront exclus du travail dans les industries jugées « dangereuses », alors que jusqu’à présent seuls les moins de 14 ans étaient visés par une interdiction portant sur une liste de 18 secteurs.
Craintes de certaines ONG
Autre disposition prévue : tout travail commercial sera fermé aux moins de 14 ans. Si cette tranche d’âge apparaît comme mieux protégée, certains assouplissements ont fait bondir des ONG. Selon l’amendement proposé, ils pourront aider leurs familles, dans les exploitations agricoles ou dans l’artisanat, à condition que cela se fasse en dehors du temps scolaire.
Le secteur des médias et du divertissement (télévision, publicité, cinéma, séries) est également un secteur faisant office d’exception. Comme dans le cas du travail organisé dans un cadre familial, cet aménagement ne pourra pas entrer en concurrence avec le droit fondamental à l’éducation pour les enfants de 6 à 14 ans, telle qu’une loi de 2009 l’a édicté.
Quelle est la définition d’une entreprise familiale ?
Si la loi part de bonnes intentions dans l’esprit du gouvernement, les ONG s’alarment du risque de dérives et d’une « exploitation » des enfants. « La définition de la famille, et de la famille étendue, reste floue », s’inquiète Enakshi Ganguly Thukral, co-directrice du HAQ Centre for CHild Rights (Centre pour les Droits des enfants). D’autant que pour cette organisation, de nombreuses entreprises ont un visage familial en Inde. Qu’il s’agisse de fabriques de tapis, de cordonnerie, ou du secteur de la construction.

Deux enfants travaillant dans une fabrique de briques en 2009 dans l’Etat de l’Andhra Pradesh (photo The Hindu)
L’ONG remarque également que de nombreuses activités sont sorties du champ des entreprises considérées comme « dangereuses », comme les fonderies ou les abattoirs. Par ailleurs, le montant de l’amende infligée aux employeurs en cas de violation de la législation, et qui a été augmentée de 150%, reste « dérisoire » aux regards des défenseurs (50.000 roupies, soit 700 euros).
La loi originelle de 1986 « affaiblie »
Swami Agnivesh, président du Bandhua Mukti Morcha, une autre ONG engagée dans la lutte contre le travail des mineurs, considère ces amendements comme un « affaiblissement » de loi de 1986 et qu’ils se heurtent au « droit fondamental à l’enfance ».
Kailash Satyarthi, co-lauréat du prix Nobel de la paix l’an dernier pour son travail en faveur des enfants, a également réagi avec beaucoup de déception :
Quand j’ai commencé à travailler sur le travail des enfants en 1981, il n’existait aucune loi. Celle-ci est arrivée en 1986. Malgré tout, au bout de 29 années, nous ne sommes pas parvenus à éradiquer ce mal.
Le prix Nobel 2014 Kailash Satyarthi, figure de la lutte contre le travail des enfants (photo AFP)
D’autres voix s’élèvent à l’inverse sur la réforme, assurant qu’une interdiction totale du travail des enfants est « une mauvaise idée ». Thomas Preetha, professeur à l’université de Barkatullah, considère que cette question est « complexe » et rappelle que de nombreux enfants travaillent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le gouvernement, dans sa déclaration, indiquait qu’il était important de « prendre en compte le tissu social et les conditions socio-économiques » dans cette loi.
D’après les derniers chiffres de l’Unicef, 28 millions d’enfants travaillent actuellement en Inde. Plus de 12 millions d’entre eux, âgés entre 5 et 14 ans, le font dans des conditions dangereuses, allant de la construction aux usines de feux d’artifice. L’agence estime également que 74% des domestiques mineurs du pays ont entre 12 et 16 ans.
Source : http://www.itele.fr/monde

enfants sans acte de naissance

20 millions d’enfants sans acte de naissance en Afrique subsaharéenne

Ils confèrent la protection juridique et permettent d’évaluer les progrès.
Enregistrer la naissance d’un enfant est avant tout un droit fondamental. La quasi-totalité des pays africains ont ratifié des conventions qui confèrent à l’enfant le droit à un nom, à une nationalité et surtout à l’enregistrement de sa naissance. C’est le cas de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, en son article ¬6. La prise en compte de ce droit est souvent un préalable pour qu’il accède à d’autres droits : le droit à l’éducation, à la protection contre la discrimination fondée sur l’âge. L’enregistrement de la naissance a deux buts : juridique par la reconnaissance de l’existence d’une personne devant la loi ‘acte de naissance établit sa filiation. Il y a aussi le but statistique. Les registres de naissance, de mariage, de divorce et de décès donnent des indicateurs qui permettent de mesurer des progrès dans la réalisation des objectifs nationaux et répondre ainsi plus judicieusement aux besoins sociaux et économiques des populations.
Des statistiques données au cours de la réunion des experts de Yamoussoukro affirment que plus de 20 millions d’enfants en Afrique subsaharienne n’ont pas d’actes de naissance. Ils sont « invisibles » à toute action gouvernementale en leur faveur, a souligné Rene Kouassi, directeur des affaires économiques de l’Union africaine. Les exemples des Iles Maurice et des Seychelles ont été félicités. Ces deux pays enregistrent systématiquement et intégralement leurs naissances. Des exemples auxquels on ajoute ceux de l’Algérie, L’Egypte, la Tunisie, le Maroc.

Source : https://www.cameroon-tribune.cm/Jeanine FANKAM National – Politique

 

 

mariage

Le mariage précoce, une pratique interdite par la charte africaine

La charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant est on ne peut plus claire sur le rôle que se doivent de jouer chaque pays sur cette question de lutte contre le mariage précoce.
« Les mariages d’enfants et la promesse de jeunes filles et garçons en mariage sont interdits et des mesures effectives, y compris des lois sont prises pour spécifier que l’âge minimal requis pour le mariage est de 18 ans et pour rendre obligatoire l’enregistrement de tous les mariages dans un registre officiel », stipule l’article 21 de ladite charte entrée en vigueur le 29 novembre 1999. Le lancement de la campagne nationale à Dori a été une occasion pour les différents intervenants dont les représentants coutumiers et religieux ; le représentant des partenaires techniques et financiers Marc Robin ; le représentant de l’Union africaine Olawale Maiyegum de prendre des engagements allant dans le sens d’un accompagnement accru des actions du gouvernement et des autres acteurs de la lutte contre le mariage précoce. En ce qui concerne l’action gouvernementale, le Premier ministre a annoncé l’élaboration en cours d’une stratégie nationale de l’élimination des mariages précoces au Burkina Faso pour la période 2015-2024 et d’un plan d’actions national triennal 2015-2017. Et de préciser : « Cette stratégie nationale servira de référentiel pour orienter et canaliser toutes les interventions au niveau du Burkina Faso. Le plan d’actions national quant à lui permettra une meilleure coordination, responsabilisation et capitalisation des actions menées sur le terrain par les différents acteurs et intervenants ».
80% des filles de 15 à 17 ans du Sahel sont mariées
Si elles sont bien menées et couronnées, les différentes initiatives annoncées devraient permettre, à défaut de l’éradiquer, de réduire le problème de mariage précoce ou de mariage d’enfant qui se pose avec acuité dans le pays, en particulier dans le Sahel, d’où le choix du chef-lieu Dori, pour le lancement de la présente campagne. Dans la région le taux de prévalence du phénomène chez les filles de 15 à 17 ans est estimé à 80% ; et environ 3/5 des filles de 10 à 17 ans se marient. De façon générale, au Burkina Faso, selon l’enquête démocratique et de santé de 2010, l’âge médian des femmes à la première union est estimé à 17,8 ans. Une situation qui a des conséquences énormes sur la santé (fistules obstétricales, naissances prématurées, infections sexuellement transmissibles ; l’éducation (abandon de l’école pour les tâches ménagères) ; l’employabilité (manque de qualification pour prétendre à des emplois décents) de la jeune fille burkinabè, ainsi privée de moyens d’épanouissement. Pour parvenir à changer une telle donne, l’implication de tous les acteurs y compris les leaders coutumiers et religieux s’avère plus que nécessaire. C’est pourquoi, à la veille du lancement de la présente campagne il y a eu à Dori une rencontre de plaidoyer avec les leaders coutumiers et religieux de la région. C’est le ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale, Nicole Angéline Zan/Yélémou, qui a présidé cette rencontre à laquelle ont participé d’autres acteurs de la lutte contre le mariage des enfants. Nous y reviendrons.
Source : Grégoire B. Bazié
Lefaso.net

20150310-SpectacleDroitsEnfants

Les droits de l’enfant en musique

Graaa…ve !

Comédie musicale sur le thème des Droits de l’Enfant
Le vendredi 20 mars à 20h30, au théâtre Anthéa, la troupe « Les Ados des Droits » issue de l’Association d’Action Educative des Alpes-Maritimes, présente un spectacle musical sur le thème des Droits de l’Enfant « Graaa…ve !!! ».

L’Association d’Action Educative des Alpes-Maritimes (AAE 06), créée à l’initiative du Ministère de la Justice en 1978, oeuvre depuis des années pour apporter des secours financiers aux mineurs en difficultés et promouvoir les Droits de l’Enfant tels que définis par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Forte de son expérience, notamment dans l’organisation de prestations artistiques comme « le Festival International des Droits de l’Enfant » et plus de 30 concerts, l’AAE 06 présente, cette année, un spectacle musical autour du thème des Droits de l’Enfant.

Ce spectacle, écrit par certains membres de l’association, est interprété par 22 enfants et adolescents âgés de 8 à 14 ans tous scolarisés à l’Institution du Mont Saint-Jean à Antibes, et allie le chant, le théâtre et la danse.

Ce projet, investi par les élèves sur plusieurs mois, a permis de fonder une véritable « troupe » unie par des valeurs communes.

Outre la promotion et la défense des Droits de l’Enfant, le projet a pour but de récolter des fonds qui seront utilisés pour pérenniser ce type de projet collectif et permettre d’allouer des aides financières à des familles en difficultés.

Entrée Libre
Réservations au 06 27 17 08 76

VOC Voice Of Children

Voice of Children reçoit le prix international « Star Impact »

Voice of Children (VOC), partenaire de Partage au Népal, est le lauréat du prix « Star Impact » de l’année 2014 dans la catégorie Asie-Pacifique sur le thème de la protection. Ce prix récompense un travail sans relâche afin d’améliorer l’environnement des enfants les plus vulnérables. Le directeur de VOC, Mr Krishna Thapa a reçu ce prix de Bill Clinton, lors d’une grande cérémonie qui a eu lieu en décembre 2014.

Le prix “Star Impact” récompense et reconnaît le formidable travail des organisations locales qui améliorent le quotidien et la qualité de vie des enfants dans leur pays. Ce prix est divisé en 4 catégories différentes : la santé, l’éducation, la protection et WASH, pour les zones Asie-Pacifique, Amérique latine – Caraïbes et Afrique Subsaharienne. Ce prix a réuni plus 500 participants venant de 65 pays du monde entier. Parmi eux 136 candidats venaient de 13 pays de la région Asie-Pacifique et c’est VOC qui a finalement été choisie pour remporter le prix « Star Impact » de 2014.

En savoir plus : http://partage.org

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A quand l’éducation pour tous ?

Si la scolarisation des enfants les plus défavorisés s’est développée sous l’impulsion de l’OMD, les objectifs fixés ne seront pas atteints.
Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) visant à s’assurer qu’au mois de décembre 2015, chaque enfant en âge d’être scolarisé soit effectivement à l’école, semblent sérieusement compromis. Avec des enfants à Gaza, en Syrie, en Irak et au Nigéria littéralement en ligne de mire ces derniers mois, l’immense ampleur du défi n’en est que trop évidente. Après tout, tenir la promesse de l’éducation exige que même ceux qui vivent dans les circonstances les plus difficiles, comme les enfants réfugiés et les enfants vivant dans les zones de combat, puissent acquérir en toute sécurité une éducation de base.
Une étude universitaire suggère qu’aucun pays ne peut profiter d’une prospérité soutenue, et qu’aucun ne peut , sans des investissements à grande échelle dans un enseignement de qualité. Ceci est particulièrement vrai pour l’économie d’aujourd’hui fondée sur la connaissance, dans laquelle les entreprises s’évaluent aussi en fonction de leur capital humain, donc pas seulement en fonction de leur capital physique, et où les marchés boursiers évaluent les actifs intellectuels, en plus des actifs physiques.
Moindre prospérité sans éducation
L’éducation a longtemps été vue comme la garantie numéro 1 en termes de revenu, de richesse, de statut et de sécurité. Pourtant plusieurs millions de personnes sont toujours laissées de côté ou laissées pour compte, avec près de la moitié des enfants du monde sans accès à une éducation de base.
Certes, depuis cinq ans que les OMD sont mis en place, d’importants progrès ont été réalisés, notamment l’inscription dans les écoles primaires et secondaires qui a connu une augmentation annuelle de 1,5% . Suivant cette lancée, le taux de scolarisation devait atteindre 97% dans le monde en 2022. L’Afrique subsaharienne était censée y parvenir d’ici 2026.
Mais après 2005, les progrès ont été mis au point mort. En conséquence, seulement 36% des enfants dans les pays les plus pauvres terminent leur éducation secondaire. En 2030, ce taux aura augmenté, mais seulement à 54%.
Sans surprise, rencontrent davantage de difficultés. Aujourd’hui, 75% des filles ne reçoivent aucune éducation primaire de base : en 2030, la moitié en seront encore exclues. De même, environ 90% des filles n’ont aujourd’hui pas les moyens de bénéficier d’une éducation secondaire complète : en 2030, ce chiffre aura diminué seulement de 20%. Et alors que les garçons d’Afrique subsaharienne devront attendre jusqu’en 2069 pour avoir un accès universel à l’enseignement primaire, les filles devront attendre jusqu’en 2086. En ce qui concerne l’enseignement secondaire, il faudra près d’un siècle, si les tendances actuelles persistent, pour assurer l’accès à toutes les filles d’Afrique subsaharienne.
Du retard en Afrique
Aucun de ces chiffres ne concorde avec la promesse des dirigeants mondiaux de développer les talents de tous les enfants du monde. Une étude récente indique que l’Afrique a un tel retard en termes de possibilités éducatives qu’en 2025, seulement 2% des jeunes trentenaires au Rwanda, au Tchad, au Libéria et au Malawi, et seulement 3% en Tanzanie et au Bénin auront bénéficié d’une éducation supérieure ou universitaire. Ces faibles niveaux de l’enseignement supérieur rendent impossible non seulement d’embaucher des enseignants qualifiés pour la prochaine génération, mais aussi pour le personnel des centres médicaux et cliniques dotés de professionnels de santé dûment formés : autant d’échecs qui perpétuent le cycle apparemment sans fin d’une mauvaise éducation, d’une mauvaise santé, du chômage et de la pauvreté.
Bien sûr, quelques pays africains comme l’Algérie, le Nigeria et l’Egypte, pourraient aller contre de telles tendances. Mais même en Afrique du Sud (qui est actuellement pays le plus avancé d’Afrique), 10% des jeunes adultes tout au plus auront des diplômes supérieurs ou universitaires en 2045.
Pendant ce temps, au Pakistan, une campagne de sensibilisation menée par Malala Yousafzai vise à augmenter la part de jeunes adultes bénéficiant d’une éducation de troisième cycle , qui en 2010 représentait à peine 7%. Mais les progrès sont timides : en 2045, cette part ne devrait pas dépasser 15%. Le Népal devrait connaître une croissance plus rapide de l’enseignement supérieur, mais sa base inférieure signifie que le niveau de 2045 sera probablement d’environ 16%.
Même une importante économie émergente comme celle de l’Inde progressera seulement de 11% entre 2010 et 2045, atteignant seulement 23%, bien en deçà du niveau suggéré par la réputation mondiale de ses établissements d’enseignement supérieur. Pendant ce temps, à Singapour, en Corée du Sud et au Japon, la part de jeunes adultes ayant des diplômes supérieurs ou universitaires atteindra 80% à 90%.
Les inégalités vont se creuser
L’hypothèse selon laquelle le développement économique et le progrès technologique vont inévitablement augmenter les chances pour tous n’est guère plus qu’un vœu pieux. En réalité, à moins qu’un effort concerté ne soit fait, la distribution des opportunités éducatives (et donc économiques) sera de plus en plus inégale dans les années à venir.
Mais la vraie fracture ne divise pas les personnes éduquées et non éduquées. Elle passe entre ceux qui ont un accès à l’éducation et ceux qui en sont dépourvus. Ces populations longtemps négligées continueront de mettre sous pression les gouvernements et les organisations internationales, jusqu’à ce que le droit fondamental de chacun à l’éducation soit respecté. Et la prochaine étape de leur campagne se déroulera devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, où des centaines de jeunes représentant tous les pays, se rassembleront pour exiger des réformes de la part des dirigeants mondiaux.
A l’heure de la rentrée des classes dans le monde entier, la communauté internationale devrait renouveler son engagement et faire en sorte que chaque enfant, partout, ait une chance d’y être formé.
Gordon Brown, ancien Premier ministre du Royaume-Uni, envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation mondiale.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/

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Défenseur des droits : un rapport de pédagogie et de synthèse sur les droits des enfants

« L’effort du monde, en particulier de la France, a vu progresser notablement la condition de tous les enfants et la réalité de leurs droits fondamentaux. Mais il reste beaucoup à faire dans les sociétés les plus riches comme dans les plus pauvres. » C’est en ces termes que Jacques Toubon et Geneviève Avenard, devenus récemment Défenseur des droits et Défenseur des enfants, introduisent leur rapport annuel sur les droits de l’enfant, rendu public le 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, et mis en ligne sur le site de l’institution le 2 décembre.
Un document de synthèse sur les droits de l’enfant
Le rapport fait le point sur la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide), à l’occasion de son 25e anniversaire (voir notre article du 21 novembre 2014). Il se veut « pédagogique et accessible au plus grand nombre, et devrait permettre aux enfants mais aussi aux adultes de disposer d’un outil de référence sur les droits de l’enfant ». Pour les Défenseurs des droits, le document a vocation à « accompagner » et « soutenir » le nouveau protocole de la Cide « qui permettra aux enfants eux-mêmes de s’adresser au Comité des droits de l’enfant de l’ONU ».
Ce document de synthèse reprend quatre ensembles de droits des enfants : le « droit à être considéré comme une personne, sujet de droits et acteur », le « droit de grandir et de se développer : les conditions de vie, l’éducation, la culture et les soins », le droit aux soins et le « droit à être protégé contre toute forme de violence ». Pour chacun des droits mentionnés, figurent les articles de la Cide correspondants, des explications sur les dispositions qui prévalent en France, ainsi que des références et extraits de travaux du Défenseur des droits réalisés sur le sujet.
Les projets pour l’enfant ne sont pas signés par les enfants
« Sur la base des nombreuses situations dont il a été saisi », l’institution a ainsi réalisé un rapport en 2013 sur « L’enfant et sa parole en justice ». Parmi les dix propositions reprises dans ce nouveau rapport, la première consiste à « Présumer le discernement à tout enfant qui demande à être entendu par le juge dans une procédure qui le concerne ». Dans le dispositif de protection de l’enfance, la parole de l’enfant est encore peu prise en compte. Une enquête menée en 2014 a montré que les projets pour l’enfant (PPE), dans les départements qui les ont mis en place, « ne sont pas co-signés par les enfants ».
Sur la maltraitance des enfants, le rapport rappelle certaines préconisations issues de la mission menée par Alain Grevot – et présentées en juin dernier (voir notre article du 2 juillet 2014) par le Défenseur des enfants – pour tirer des enseignements de l’histoire de la petite Marina, décédée en 2009 des mauvais traitements de ses parents. La première de ces préconisations est de « clarifier par une circulaire l’interprétation opérationnelle » de la loi de 2007 et « son articulation avec le code de procédure pénale » dans les cas « de suspicion de maltraitance » ou de « particulière gravité de l’état de l’enfant ».
Le rapport mentionne d’autres travaux menés sur des publics spécifiques tels que les mineurs isolés étrangers et les enfants en situation de handicap.
6% seulement des saisines viennent des enfants
Facile d’accès, ce document donne un bon aperçu des questions à se poser lorsqu’on parle de « droits de l’enfant ». A l’instar des dispositions introduites par des circulaires en 2012 sur les droits des femmes, l’égalité hommes-femmes et le handicap, le Défenseur des droits demande que les droits de l’enfant soient systématiquement pris en compte « à chaque fois qu’un projet de loi est envisagé, à l’occasion de l’élaboration de son étude d’impact ».
« Mais pour accéder à ses droits, encore faut-il les connaître. » Alors qu’il se donne pour « priorité » d' »aider chaque enfant à connaître ses droits », le Défenseur des droits serait lui-même identifié par quatre enfants sur dix, selon une consultation réalisée par l’Unicef France en 2014 – et à laquelle le Défenseur des droits était associé – auprès de quelque 11.200 enfants et jeunes de 6 à 18 ans. Si ces résultats sont jugés « encourageants pour une institution seulement âgée de trois ans », les efforts de communication sont à poursuivre. En effet, « les saisines directement adressées par les enfants au Défenseur des droits représentent moins de 6% des cas alors que ceux-ci sont les principaux intéressés ».
Caroline Megglé

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Les conflits armés, obstacles majeurs à l’éducation pour tous

Pour des millions d’enfants dans le monde affectés par les désastres et les crises, le droit à l’éducation reste une promesse non tenue: 28 millions d’enfants sont non scolarisés dans les pays frappés par les conflits (UNESCO, 2011). Ils représentent la moitié des exclus de l’éducation de part le monde.

Lorsque les conflits atteignent les populations civiles, les effets sur les enfants et les systèmes éducatifs sont immédiats, en détruisant les infrastructures scolaires, affectant la scolarité d’enfants et déplaçant les familles d’élèves et les éducateurs mais aussi en aggravant l’insécurité et la paupérisation des familles.
Selon l’UNESCO, qui a dédié son rapport mondial de suivi de l’EPT de 2011 au sort des enfants et des élèves dans les pays en conflits :
– par rapport à l’ensemble des pays à faible revenu, la probabilité qu’un enfant ne soit pas scolarisé au primaire est multipliée par trois dans les États fragiles ou en situation de conflit.
– – – les taux de scolarisation au secondaire y sont inférieurs de près d’un tiers.
– – – les taux de mortalité infantile y sont deux fois supérieurs à ceux des autres pays.
Pire l’école, l’institution scolaire, notamment parce qu’elle représente l’Etat, est souvent la cible des violences dans les conflits armés, comme au Nigeria ou au Mali. Elle peut être « une fabrique », un lieu pris au piège par la propagande et source de recrutement de futurs soldats.
L’éducation est primordiale pour le retour à la paix, le processus de reconstruction d’un pays. On considère maintenant qu’il est crucial d’inclure l’éducation dans la planification et la mise en œuvre des interventions humanitaires. En effet, le retour à l’école même en situation de crise ou de post crise permet un retour à une forme de « normalisation » pour les enfants et permet de les protéger, physiquement, psychologiquement et socialement (notamment contre les trafics, l’exploitation économique, l’enrôlement forcé…). Elle donne un cadre stable, une structure et de l’espoir pour et dans l’avenir.
Plus durablement, une éducation de qualité contribue directement à la stabilité sociale, économique et politique des sociétés. Elle participe à réduire le risque de conflit violent en renforçant la cohésion sociale et en contribuant à la résolution des conflits et à l’édification de la paix.

Un défi : le financement de l’éducation en situation de crise
L’éducation dans les États fragiles et ceux touchés par le conflit souffre d’un sous- financement notable : ces pays reçoivent près de 4 fois moins d’aide à l’éducation de base par enfant en âge d’aller à l’école primaire que les autres pays à faible revenu. Se renvoient souvent dos à dos aide internationale humanitaire ou d’urgence et aide sectorielle à l’éducation.
Aujourd’hui, le Partenariat mondial pur l’éducation, seul fonds multilatéral pour l’éducation en fait une des ses priorités : notamment en allouant des fonds supplémentaires aux États fragiles ou en situation de conflit et en essayant d’améliorer la prévisibilité de ces financements.
Guerre au Mali : 2 ans déjà – plus d’un million d’enfants toujours exclus de l’éducation !
Voir le film : Rentrée scolaire 2013 post conflit au Mali
Aujourd’hui, au Mali, toujours plus d’un million deux cent mille enfants ne sont toujours pas scolarisés depuis la crise sociopolitique et sécuritaire majeure de janvier 2012. Ce court webdocu montre avec force les impacts de la crise sur le système éducatif malien mais aussi, comment aujourd’hui l’école malienne relève le défi de la normalisation malgré l’occupation et de la suspension de l’aide internationale.

Source : http://www.educationpourtous.com

droits de l'enfant à Boé

Les enfants sur scène pour illustrer leurs droits à Boé (47)

Le spectacle «Le Voyage d’Alice, ou comment sont nés les Droits de l’Enfant» s’est déroulé le jeudi 11 décembre à l’espace culturel François-Mitterrand devant un public très fourni. Un joli succès qui vient récompenser cette initiative menée par l’association France Libertés, Théâtr’AL Boé et la ville de Boé notamment pour mettre en avant la Convention internationale des Droits de l’Enfant dont l’année 2014 marque le vingt-cinquième anniversaire. En ouverture de la soirée, la présidente de l’antenne lot-et-garonnaise de France Libertés, Marie-Claude Blaquière, a dressé un état des lieux de la situation préoccupante : «Il y a un net recul de ces droits. Dans le domaine de la santé, il y a certains pays où les enfants ne sont plus vaccinés, le droit à ne pas travailler n’est pas suffisamment respecté, et le droit à la vie est bafoué notamment avec les enfants soldats. Quant à la scolarisation, beaucoup d’enfants n’y ont pas accès et nous œuvrons au Niger pour cette cause». Ainsi, alors que l’entrée du spectacle était gratuite, les participants ont été invités à financer des kits scolaires pour contribuer à cet objectif. Sur les planches, ce sont les enfants et les adultes de Théâtr’AL Boé qui ont assuré une très belle prestation, avec la participation de l’atelier Expression. Une trentaine de comédiens préparent cette représentation depuis le mois de septembre, notamment lors de la pause méridienne pour les enfants de l’école élémentaire. A l’origine de ce projet, Kamila Ourabah présente cette création : «A l’origine, il s’agit d’un manifeste d’un collectif d’avocats que j’ai adapté en pièce de théâtre. Alice sort d’un roman et découvre les droits. Elle rencontre notamment Abraham pour illustrer le droit à la vie ou une infirmière new-yorkaise pour le droit à la santé». La présidente de France Libertés, Marie-Claude Blaquière résume cette «belle soirée» : «Les enfants nous ont fait passer des messages !».
La Dépêche du Midi