Inde

Inde : Lutter contre le travail des enfants !

La place d’un enfant n’est pas à l’usine ni dans les champs!

Akshan est un pDSC02454etit garçon de 8 ans qui vit en Inde, dans l’état d’Uttar Pradesh, où la mortalité infantile est la plus élevée de tout le pays. Depuis que son père est malade, Akshan travaille 3 jours par semaine dans  la fabrique de traitement de métaux, située à une heure de marche de chez eux. Akshan  est tout frêle, on a du mal à l’imaginer soulever des métaux, affronter la chaleur des fours pour les faire fondre et endurer ainsi des journées éprouvantes, qui mettent en danger sa santé, son enfance mais aussi son avenir…

L’histoire d’Akshan  n’est malheureusement pas unique, et comme lui, ils sont des milliers d’enfants en Inde à travailler malgré leur jeune âge. Issus de familles souvent extrêmement pauvres, ils apportent des revenus complémentaires à leurs familles au détriment de leur développement physique, de leur potentiel et de leur dignité, de leur épanouissement et de leur scolarité… envers et contre tous leurs droits d’enfants !

Aujourd’hui, Partage a besoin de vous pour affirmer que la place d’un enfant de 8 ans n’est pas au travail : sa place est à l’école !

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Travail des enfants: Malgré ses efforts, l’Inde est toujours confrontée à ce fléau

Dans le monde, 168 millions d’enfants de 5 à 17 ans travaillent. Si ce nombre a baissé d’un tiers entre 2000 et 2012, la mobilisation est toujours de mise, et la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, qui a lieu ce vendredi, toujours d’actualité. De nombreux pays, malgré leurs efforts, sont en effet toujours confrontés à ce fléau.
Malgré la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant en 1989 et la législation, l’Inde est ainsi en tête du classement mondial, avec 12,66 millions d’enfants travailleurs, qu’ils soient chiffonniers, vendeurs à la sauvette, employés de dhabas, d’ateliers, de mines,… «Les causes sont multifactorielles, explique Jean-Joseph Boillot, spécialiste du pays*. Ici, la moitié de la population vit avec moins de 1 dollar par jour, de nombreux enfants sont donc dans une situation d’extrême pauvreté. » Et le salaire qu’ils ramènent s’avère vital pour leur famille.
Pas d’état civil
« Mais il faut faire la différence entre ceux qui vivent dans les quartiers de basse caste, un peu à l’écart, où il n’y a pas d’école et où on les rend “utiles “en les faisant participer aux travaux ménagers et ceux qui sont véritablement mis au travail pour en tirer un revenu », continue l’expert. Et ces enfants, non scolarisés, n’ont souvent pas de papiers. « Ils sont issus de familles qui ne les ont pas enregistrés à l’état civil par difficulté d’accès -géographique ou économique. C’est pourtant le premier droit fondamental d’un enfant », souligne Alain Caudrelier, directeur de Plan International France, ONG présente en Inde depuis 1979.
Et si la loi globale interdisant le travail des enfants existe depuis 1986, « elle n’est pas respectée », critique-t-il. Idem pour celle de 2010, rendant obligatoire la scolarisation des enfants de 6 à 14 ans : « Elle doit être appliquée et une véritable éducation nationale, une vraie école publique, de qualité, mises en place », martèle Jean-Joseph Boillot, qui déplore que peu de moyens soient engagés par les gouvernements, notamment dans les « Bimaru states », les quatre états indiens les plus pauvres.
Plus qu’interdire, supprimer le travail des enfants
De plus, la mise en œuvre des mesures prises dans le droit du travail n’est pas effective, souligne le spécialiste. « Depuis plusieurs années, le gouvernement fédéral a complètement démantelé le rôle des inspecteurs du travail, facilement corruptibles. » « Le droit criminel doit aussi s’attaquer à l’exploitation des enfants », ajoute-t-il : « Les exploiteurs qui récupèrent des enfants dans les villages contre un millier de roupies (13 euros) ne sont pas inquiétés. Il ne faut pas simplement interdire le travail des enfants, mais le supprimer effectivement. »
Dans cette optique, le gouvernement a approuvé le 13 mai des mesures durcissant la législation, mais qui sont jugées insuffisantes par plusieurs ONG. « L’esprit était de permettre à des enfants de travailler dans le cadre d’entreprises familiales, pour aider les micro-entreprises. Mais la définition de ces entreprises peut amener à des dérives. La loi est encore en débat, mais associations et ONG, se mobilisent pour essayer d’en réduire l’impact », note Alain Caudrelier.
Mobilisation des ONG
« Le gouvernement a préféré laisser du mou à la loi, sensible à l’argument selon lequel : “Il vaut mieux qu’un enfant exerce une activité plutôt que de l’interdire à tout prix et appauvrir encore sa famille “, ajoute Jean-Joseph Boillot. Mais si ces métiers -aux salaires extrêmement faibles (1 roupie, soit 0,01 euro pour rouler un papier de bidi), qui tirent les salaires sur le marché du travail global vers le bas- trouvent preneurs, c’est aussi parce qu’il y a plus de bras que de travail en Inde : le gouvernement a réussi à relancer la croissance, mais sans créer d’emplois. »
En attendant, ONG et associations continuent de se mobiliser sur le terrain. « A travers un faisceau convergeant de programmes, avec un plaidoyer auprès des familles pour qu’elles comprennent que l’éducation des enfants leur permettra d’avoir de meilleures conditions de vie, nous les recensons, les scolarisons, les formons pour leur donner accès à un travail », égrène Alain Caudrelier.
Source : http://www.20minutes.fr/

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Inde : Une réforme de la loi régulant le travail des enfants inquiète les ONG

La loi régulant le travail des mineurs en Inde a été amendée le 13 mai. Pour les organisations de protection des enfants, certaines modifications vont ouvrir la porte aux abus. Si le travail des moins de 14 ans est interdit, des exceptions pourraient néanmoins rendre la loi moins contraignante.
La récente révision du gouvernement indien sur la législation encadrant le travail des mineurs laisse les défenseurs des enfants sur un sentiment mitigé.
Le cabinet de Narendra Modi, le 13 mai, a amélioré les dispositions prévues par le Child Labour Prohibition Act de 1986 (amendé en 2012). Désormais, tous les enfants de moins de 18 ans seront exclus du travail dans les industries jugées « dangereuses », alors que jusqu’à présent seuls les moins de 14 ans étaient visés par une interdiction portant sur une liste de 18 secteurs.
Craintes de certaines ONG
Autre disposition prévue : tout travail commercial sera fermé aux moins de 14 ans. Si cette tranche d’âge apparaît comme mieux protégée, certains assouplissements ont fait bondir des ONG. Selon l’amendement proposé, ils pourront aider leurs familles, dans les exploitations agricoles ou dans l’artisanat, à condition que cela se fasse en dehors du temps scolaire.
Le secteur des médias et du divertissement (télévision, publicité, cinéma, séries) est également un secteur faisant office d’exception. Comme dans le cas du travail organisé dans un cadre familial, cet aménagement ne pourra pas entrer en concurrence avec le droit fondamental à l’éducation pour les enfants de 6 à 14 ans, telle qu’une loi de 2009 l’a édicté.
Quelle est la définition d’une entreprise familiale ?
Si la loi part de bonnes intentions dans l’esprit du gouvernement, les ONG s’alarment du risque de dérives et d’une « exploitation » des enfants. « La définition de la famille, et de la famille étendue, reste floue », s’inquiète Enakshi Ganguly Thukral, co-directrice du HAQ Centre for CHild Rights (Centre pour les Droits des enfants). D’autant que pour cette organisation, de nombreuses entreprises ont un visage familial en Inde. Qu’il s’agisse de fabriques de tapis, de cordonnerie, ou du secteur de la construction.

Deux enfants travaillant dans une fabrique de briques en 2009 dans l’Etat de l’Andhra Pradesh (photo The Hindu)
L’ONG remarque également que de nombreuses activités sont sorties du champ des entreprises considérées comme « dangereuses », comme les fonderies ou les abattoirs. Par ailleurs, le montant de l’amende infligée aux employeurs en cas de violation de la législation, et qui a été augmentée de 150%, reste « dérisoire » aux regards des défenseurs (50.000 roupies, soit 700 euros).
La loi originelle de 1986 « affaiblie »
Swami Agnivesh, président du Bandhua Mukti Morcha, une autre ONG engagée dans la lutte contre le travail des mineurs, considère ces amendements comme un « affaiblissement » de loi de 1986 et qu’ils se heurtent au « droit fondamental à l’enfance ».
Kailash Satyarthi, co-lauréat du prix Nobel de la paix l’an dernier pour son travail en faveur des enfants, a également réagi avec beaucoup de déception :
Quand j’ai commencé à travailler sur le travail des enfants en 1981, il n’existait aucune loi. Celle-ci est arrivée en 1986. Malgré tout, au bout de 29 années, nous ne sommes pas parvenus à éradiquer ce mal.
Le prix Nobel 2014 Kailash Satyarthi, figure de la lutte contre le travail des enfants (photo AFP)
D’autres voix s’élèvent à l’inverse sur la réforme, assurant qu’une interdiction totale du travail des enfants est « une mauvaise idée ». Thomas Preetha, professeur à l’université de Barkatullah, considère que cette question est « complexe » et rappelle que de nombreux enfants travaillent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le gouvernement, dans sa déclaration, indiquait qu’il était important de « prendre en compte le tissu social et les conditions socio-économiques » dans cette loi.
D’après les derniers chiffres de l’Unicef, 28 millions d’enfants travaillent actuellement en Inde. Plus de 12 millions d’entre eux, âgés entre 5 et 14 ans, le font dans des conditions dangereuses, allant de la construction aux usines de feux d’artifice. L’agence estime également que 74% des domestiques mineurs du pays ont entre 12 et 16 ans.
Source : http://www.itele.fr/monde

VOC Voice Of Children

Voice of Children reçoit le prix international « Star Impact »

Voice of Children (VOC), partenaire de Partage au Népal, est le lauréat du prix « Star Impact » de l’année 2014 dans la catégorie Asie-Pacifique sur le thème de la protection. Ce prix récompense un travail sans relâche afin d’améliorer l’environnement des enfants les plus vulnérables. Le directeur de VOC, Mr Krishna Thapa a reçu ce prix de Bill Clinton, lors d’une grande cérémonie qui a eu lieu en décembre 2014.

Le prix “Star Impact” récompense et reconnaît le formidable travail des organisations locales qui améliorent le quotidien et la qualité de vie des enfants dans leur pays. Ce prix est divisé en 4 catégories différentes : la santé, l’éducation, la protection et WASH, pour les zones Asie-Pacifique, Amérique latine – Caraïbes et Afrique Subsaharienne. Ce prix a réuni plus 500 participants venant de 65 pays du monde entier. Parmi eux 136 candidats venaient de 13 pays de la région Asie-Pacifique et c’est VOC qui a finalement été choisie pour remporter le prix « Star Impact » de 2014.

En savoir plus : http://partage.org

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Enfants des rues au Népal

Le Népal, considéré par l’OCDE comme un « pays moins avancé », compte 42% de la population sous le seuil de pauvreté. Malgré la fin de dix années de conflit entre les guérilleros maoïstes et le gouvernement, une partie de la population, en majorité infantile, est toujours déplacée à l’intérieur du pays et survit dans les centres urbains. 5000 enfants vivent quotidiennement dans les rues des plus grandes villes du pays, dont près de 1500 à Katmandou, la capitale.

Beaucoup ont quitté leur famille pour fuir une situation difficile : alcoolisme, maladie, extrême pauvreté, séparation ou décès des parents, nombre élevé d’enfants, violences familiales. 85% d’entre eux sont abusés sexuellement, 100% fument et 95% sniffent de la colle. Dans le but de réintégrer ces enfants dans la société et si possible dans leur famille, Partage soutient deux associations népalaises, CWCN et VOC, réunies sous le programme « Enfants des rues ». VOC (Voice of Children) et CWCN (Child Watabaran Center Nepal) contribuent à sortir les enfants de la rue et à leur offrir des perspectives d’avenir. Elles luttent principalement contre les abus sexuels et les violences physiques comme psychologiques, la drogue, la malnutrition et l’alcoolisme de ces jeunes, tout en accompagnant les familles et en offrant un foyer aux orphelins et enfants de la rue.

Elles travaillent également en amont avec les communautés pour sensibiliser et prévenir les abandons des enfants. Leur objectif est la réinsertion familiale et sociale des enfants des rues. Sur le terrain, les éducateurs parcourent sans relâche les rues à la recherche d’enfants en danger. Le premier contact n’est pas toujours facile à instaurer car pour beaucoup, dont certains âgés d’à peine 5 ans, la confiance envers les adultes a été rompue. Par l’écoute, les éducateurs recréent progressivement ce lien de confiance : les jeunes peuvent se rendre dans les centres d’accueil temporaire qui offrent une écoute et un abri pour la nuit mais qui permettent aussi aux éducateurs le début de la mise en place d’un plan individuel.

Un service de santé mobile, avec l’appui de personnel soignant qualifié et d’anciens enfants des rues, existe également pour les situations d’urgence. Il s’agit de tenter de comprendre les causes de leur situation, avant d’envisager un plan pour une potentielle réintégration dans la cellule familiale. Quel meilleur environnement que celui de ses proches pour espérer grandir dignement ? Afin d’accompagner l’enfant dans ce processus, VOC et CWCN ont mis en place des centres de préparation à la réintégration. Par un accompagnement scolaire et une formation professionnelle, mais aussi par la médiation avec les familles, la réintégration sociale et familiale est possible. La détermination de tous est primordiale. Dans de nombreux cas, les éducateurs parviennent à faire réintégrer les enfants. S’il y a un rejet des parents, les associations prennent alors le jeune totalement en charge jusqu’à ce qu’il soit complètement autonome. Dans tous les cas, les jeunes sont accompagnés de façon dégressive, pour trouver un appartement, un futur emploi tout en poursuivant le processus de réintégration familiale. L’association accompagne le « projet de vie » de chaque jeune, pendant toute la durée de sa présence au centre et même après. Nos partenaires sont une chance de quasi renaissance pour ces enfants.

gandhi

L’héritage de Gandhi est encore très présent

Tous autant qu’ils sont, les grands hommes du sous-continent indien – Rabindranath Tagore,  Mohandas Gandhi et Amartya Sen – ont évoqué la nécessité d’une éducation holistique centrée sur la paix et le développement personnel. Cet idéal pourtant centenaire va trouver un écho à travers les objectifs d’un nouvel Institut de l’UNESCO.

L’Institut Mahatma Gandhi d’éducation pour la paix et le développement durable (MGIEP) – dont l’inauguration aura lieu à New Delhi d’ici la fin de l’année – sera le dernier élément d’une longue série d’initiatives qui nous rappellent à quel point l’héritage de Gandhi est encore très présent.

« Si nous voulons parvenir à la paix réelle dans ce monde, et si nous voulons vraiment combattre la guerre, nous devrons commencer par les enfants. » Ces mots ont été pris à cœur par deux adeptes du Bapu (« père ») de l’Inde, fondateurs de la City Montessori School – lauréate en 2002 du Prix UNESCO de l’éducation pour la paix – qui est l’une des nombreuses incarnations des propos de Gandhi. En effet, la philosophie au cœur de l’école est de transformer les élèves « en bons êtres humains, en bons membres de leurs familles, en bons membres de leur communauté, en bons citoyens de leur pays, et en bons citoyens du monde », grâce à une éducation à la tolérance et à la paix la plus complète possible.

Les enfants sont également au cœur de différents programmes. Par exemple, pendant l’été 2011, les ateliers artistiques « La paix sans frontières » ont rassemblé des enfants d’Inde, du Bangladesh et du Pakistan. S’inspirant des poèmes de Rabindranath Tagore et de Faiz Ahmad Faiz, ils ont réalisé une peinture murale sur le thème de la paix, et participé ainsi au programme de l’UNESCO « Rabindranath Tagore, Pablo Neruda et Aimé Césaire pour un universel réconcilié ».

Gandhi considérait que « la pauvreté est la pire forme de violence », et de nombreux programmes éducatifs en cours joueront un rôle essentiel pour aider des millions d’Indiens à sortir de la pauvreté. Le gouvernement indien a lancé un vaste programme d’alphabétisation de 5 ans, Saakshar Bharat, qui s’adresse à 70 millions d’analphabètes dont la plupart sont des femmes. Parallèlement, de nombreuses ONG indiennes ont adopté des approches novatrices. À Tilonia, le Barefoot College, un partenaire de l’UNESCO, est la seule école au monde exclusivement réservée aux personnes qui n’ont bénéficié d’aucune éducation formelle. Le Barefoot College est explicitement établi sur les principes de service et de durabilité, chers à Gandhi. Nirantar, une association de femmes de l’Uttar Pradesh, a remporté le Prix d’alphabétisation UNESCO du Roi Sejong après avoir aidé des femmes vivant dans un milieu rural et appartenant à des castes inférieures à produire et à distribuer un journal bimensuel distribué à plus de 20 000 lecteurs récemment alphabétisés.

Selon le Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous 2010, bien que l’Inde soit encore assez éloignée des six Objectifs de l’EPT, elle a de fortes chances de parvenir à l’éducation primaire universelle et à l’égalité des genres dans le primaire d’ici à 2015.

Il est opportun qu’une institution placée sous les auspices de Gandhi incarne les principales valeurs qu’il a enseignées et vécues au quotidien : le respect des droits humains, l’égalité, la tolérance, les échanges pacifiques et la compréhension, l’autonomie, l’auto-responsabilisation, et une relation plus équilibrée avec l’environnement.

Fort d’un soutien puissant et d’une vaste mission, l’Institut perpétuera l’héritage de Gandhi, et le transmettra aux générations futures.

Education Sector

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