Burkina Faso, Haïti, Les Comores, Népal….

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L’Afrique de l’Ouest pourrait se doter de sa propre convention sur les droits de l’enfant

L’Afrique de l’Ouest pourrait se doter de sa propre convention sur les droits de l’enfant en vue d’amener la région à définir et à s’approprier ses priorités en la matière, a laissé entendre ce mardi 23 juin 2015 à Dakar la commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO.
S’exprimant à l’ouverture d’un atelier de lancement du projet régional d’accompagnement des Etats membres de la CEDEAO pour l’éradication du phénomène des enfants dans la rue, Mme Salamatu Hussaini Suleiman a insisté sur la très importante tâche que constitue cette entreprise.
«Nous avons une tâche très importante à portée de main lors de cet atelier, qui est de jeter les bases pour l’éradication d’un phénomène contraire à notre bien-être collectif dans la région. Je nous enjoins d’être audacieux et de nous efforcer de façonner une approche holistique pour aborder le problème des enfants dans la rue, en examinant nos législations actuelles en vue d’identifier les raisons pour lesquelles elles ne sont pas correctement appliquées», a-t-elle dit.
Mme Suleiman, qui prononçait ainsi l’allocution d’ouverture de cet atelier de trois jours dont les travaux avaient démarré la veille au niveau des experts, a prié les participants d’examiner également la possibilité d’adopter une nouvelle législation si nécessaire.
«Peut-être l’objectif global devrait-il être la mise en place d’une convention de la CEDEAO sur les droits de l’enfant afin de permettre à la région de définir et de posséder ses propres priorités à cet égard», a-t-elle ajouté, formulant l’espoir que l’atelier arrivera à formuler une stratégie pour l’éradication du phénomène.
La présidente de la Cour de Justice de la Communauté, la juge Maria do Céu Sivla Monteiro, a ensuite pris la parole pour insister, à son tour, sur ce phénomène des enfants dans la rue qui a «augmenté de façon exponentielle dans notre espace sous-régional» sans que les institutions ni les familles n’arrivent à y apporter une réponse adéquate.
Après avoir plaidé pour l’intensification des relations avec les autres organisations régionales en vue de conjuguer les efforts de lutte, Mme Monteiro a donné l’assurance que la Cour de Justice de la CEDEAO demeure sensible au problème et explore les voies et moyens d’inverser la tendance chaque fois qu’elle est sollicitée à cet effet.
Rappelant une des dispositions pertinentes de la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant qui consacre que «les Etats parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social», la présidente de la Cour de Justice communautaire a souligné que c’est aux Etats qu’il incombe le devoir de prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette responsabilité soit assumée, notamment par les parents.
Prononçant l’allocution d’ouverture au nom du gouvernement sénégalais, le directeur de cabinet du ministre de l’Intégration africaine, M. Massamba Sène, a souligné que du fait de la crise économique que connaît le monde, l’Afrique de l’Ouest assiste au «spectacle insupportable de ces enfants vivant dans la rue, sans foyer (et) dénués de toute assistance véritable».
Il a souligné la vulnérabilité de ces enfants dont «des insurgés et groupes terroristes de tout acabit» profitent de la situation d’abandon, de désœuvrement et d’ignorance pour les mettre en première ligne lors des conflits, notant que cela doit être source de vive préoccupation, car demain, ils pourraient être tentés par des actes immoraux pour assurer leur survie.
Le fonctionnaire sénégalais, qui a également évoqué la ratification des instruments internationaux sur les droits de l’enfant ainsi que les lois et initiatives individuelles adoptées en la matière, a noté que malgré tout, le phénomène demeure, voire s’amplifie, d’où la nécessité de procéder à l’évaluation de la législation et des initiatives existantes.
M. Sène a donné l’assurance que les autorités sénégalaises ne ménageront aucun effort pour accompagner la CEDEAO dans cette initiative dont elles attendent avec impatience les premiers résultats.
Cet atelier, organisé par la direction de l’Alerte précoce la Commission de la CEDEAO, doit servir à lancer le projet régional d’accompagnement des Etats membres de l’organisation pour l’éradication du phénomène des enfants dans la rue.
Premier d’une série d’activités prévues par le plan d’action biannuel (2015-2017), il devrait permettre de procéder au cadrage du phénomène et d’établir une approche de lutte fondée sur des lois et stratégies de mise en œuvre appropriées.
Source : http://www.guinee7.com

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L’état civil au Sénégal : problématique et enjeux

Kédougou a été choisi cette année pour lancer les activités de l’édition 2015 de la Semaine Nationale de l’Ecole de Base (SNEB) du 1er au _08 juin . Ce choix n’est guère fortuit. D’après la COSYDEP (Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Education Publique), dans les localités de Matam, Kédougou et Tamba, il y a environ 5000 élèves qui risquent de ne pouvoir passer l’examen d’entrée en 6ème, parce que ne disposant pas d’acte de naissance. Au delà de ces trois localités, l’UNICEF évalue à 50000 (cinquante mille), le nombre d’apprenants qui ne disposeraient pas d’état civil, sur toute l’étendue du territoire national. C’est dire que c’est une question d’une brûlante actualité et qui interpelle toute la nation, d’où le thème de la SNEB de cette année : «L’état civil au Sénégal : problématique et bonnes pratiques. »
En Afrique, malgré les efforts visant à promouvoir la déclaration universelle des naissances, la déclaration de tous les enfants à la naissance demeure un défi colossal.
La Convention internationale des Droits de l’Enfant a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations- unies, le 20 novembre 1989. Entrée en vigueur le 02 septembre 1990, elle a été ratifiée par le Sénégal, le 31 juillet 1990. C’est dire qu’au plan juridique, des instruments existent et qui insistent sur la nécessité d’accorder une protection spéciale à l’enfant défini comme « tout être humain de moins de dix huit ans » (sauf si la loi nationale accorde la majorité plus tôt). Entre autres instruments, on peut citer la Déclaration de Genève sur les Droits de l’Enfant de 1924, la Déclaration Universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 ; le Pacte international relatif aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, la Charte africaine sur les droits et le bien être de l’enfant…
Tous ces instruments juridiques reconnaissent à tout enfant, sans exception, un certain nombre de droits inaliénables, et l’obligation pour tout Etat, de protéger l’enfant contre toute forme de discrimination, en prenant des mesures positives pour favoriser le respect de ses droits. L’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale, notamment d’une protection judiciaire appropriée, avant comme après la naissance.
Parce qu’il n’a pas demandé à naître, tout enfant qui vient au monde doit être enregistré dés sa naissance, avoir un nom et acquérir une nationalité, et dans la mesure du possible, connaitre ses parents et être élevé par eux.
Dans le monde d’aujourd’hui, marqué par l’éclosion du savoir devenu une force productive directe qui détermine le niveau de développement d’un pays dans tous les domaines, il est inacceptable que des enfants viennent jusqu’en classe de CM2, sans disposer d’actes d’état civil. Or l’état civil, pour tout être humain, constitue son premier acte d’identification, qui va de la naissance à la mort. C’est dire que la question de l’identité est fondamentale en ce qu’elle accompagne l’individu dans tous les actes de la vie. Pour avoir une carte nationale d’identité la personne doit d’abord produire un acte d’état civil. C’est la carte nationale d’identité qui lui permet de pouvoir disposer d’autres pièces telles que le permis de conduire, le livret militaire, le passeport… Même pour enterrer un individu dans un cimetière, l’identité de cette dernière doit être déclinée à travers la production d’un permis d’inhumer.
C’est dire que l’enregistrement officiel de la naissance est un droit humain fondamental et un moyen essentiel de protection de son identité. La déclaration de naissance, constitue la preuve formelle de l’existence de l’enfant et contribue à le protéger contre la vulnérabilité, l’exploitation et les abus de toutes sortes, surtout au sein des groupes marginalisés. Bien plus, elle ouvre à l’enfant la porte pour l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à de nombreux services sociaux de base. Elle contribue aussi à l’égalité des genres et à l’égalité de traitement entre les garçons et les filles.
Mais au delà de la tragique question scolaire que l’enquête de la COSYDEP a le mérite de révéler, parce que risquant de frapper injustement des milliers d’élèves des localités les plus défavorisées, l’enregistrement des naissances pose une problématique qui interpelle l’Etat. La maîtrise de l’état civil est une question d’enjeu national capital, car elle conditionne les facteurs qui influent sur le développement économique et social. Tout pays a besoin de disposer de données démographiques fiables. Celles-ci permettent d’élaborer une politique de planification stratégique à court, moyen et long terme. Sans la maîtrise de ces données, il ne saurait y avoir de visibilité et de lisibilité dans la mise en œuvre des politiques, projets et programmes de développement.
De façon plus fondamentale, l’enregistrement à la naissance pose la question de la citoyenneté active et participative, qui fait de l’enfant d’aujourd’hui le citoyen de demain pleinement conscient de ses responsabilités et de ses devoirs et apte à apporter sa contribution à la construction de la nation. Comme le fait observer l’article 29 de la Convention Internationale des droits de l’enfant : « L’éducation doit viser à favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant, le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques dans toute la mesure de ses potentialités. Elle doit préparer l’enfant à une vie adulte active dans une société libre et encourager en lui le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que de la culture et des valeurs d’autrui. »
C’est ici le lieu de se féliciter des nombreuses et multiformes initiatives d’acteurs et partenaires engagés dans la protection de l’enfance et acquis à la cause de l’éducation, pour relever les défis liés à la déclaration des naissances , par une appropriation nationale et communautaire, en vue de sa prise en charge efficace, systématique et pérenne. Parmi les actions alternatives qui complètent celles de l’Etat et des collectivités locales, on peut citer :
• La déclaration des naissances via le téléphone mobile, avec l’ONG Aide et Action international qui intervient dans la région de Kolda, et qui a fait 100% des naissances déclarées dans les villages concernés.
• L’organisation « Education et Développement de l’enfant »(EDEN), qui a mené en 2009 dans la banlieue de Dakar une campagne pour l’enregistrement des naissances dans 10 (dix) collectivités locales.
• L’association sénégalaise de coopération décentralisée (A.SE.CO.D) et la Fondation Konrad Adenauer, qui ont lancé une Bande dessinée éducative de 12 pages Afrique Citoyenne sur le thème « Etat civil : l’utilité de la déclaration de naissance ».
• L’enregistrement des naissances à base communautaire réalisé par world Vision à Vélingara et Kolda, et qui a réalisé une étude juridique des textes et lois en matière d’état civil, en relation avec le Tribunal Régional de Kolda .
• Les Comités de Gestion Communautaire (CGC) établis dans les communautés partenaires de l’ONG Tostan, et qui se sont illustrés par les efforts entrepris pour faciliter, encourager et accroître les taux d’enregistrement des enfants à la naissance.
• Les cahiers des gouvernements scolaires (l’enfant pour l’enfant) avec la COSYDEP, qui ont fortement contribué à développer un sentiment d’appartenance à une communauté dans laquelle l’enfant a un rôle déterminant à jouer, avec le signalement dans les cahiers d’école des cas d’élèves sans pièces d’état civil par les gouvernements mis en place avec l’appui de la coalition.
Toutes ces expériences et bonnes pratiques ont le mérite de contribuer à la protection de l’enfance à travers l’effectivité du respect de ses droits, de sa participation citoyenne et civique à la vie de la nation, permettant ainsi, selon la COSYDEP de « garantir la pérennité des actions, afin que la déclaration des naissances devienne un réflexe, un devoir sacré chez tous les parents ».
C’est ici le lieu de saluer l’initiative de CHILDFUND Sénégal, organisation pionnière et militante de premier plan pour le développement de la petite enfance, qui vient d’apporter un soutien substantiel pour la tenue d’un important atelier du RENADPE (Réseau National des Acteurs pour le Développement de la Petite Enfance), du 03 au O5 juin 2015, à Saly.
Au cours de cet atelier, un groupe de travail s’est penché sur la problématique de l’état civil dans le contexte de la SNEB avec les risques d’exclusion qui planent sur des milliers d’élèves non enregistrés à l’état civil dans les localités de Matam, Kédougou et Tamba. Une des conclusions majeures de l’atelier du RENADPE, c’est de créer dans notre pays, les conditions d’une vaste et formidable mobilisation populaire de toutes les couches, catégories et segments de la population, pour prendre à bras le corps la question de l’enregistrement à la naissance de tous les enfants du Sénégal. Pour les milliers d’apprenants non enregistrés, avant même qu’ils n’arrivent en classe d’examen, le RESAU suggère l’intensification et la multiplication des audiences foraines, surtout en milieu rural où le phénomène de non enregistrement des naissances est le plus accentué.
Dans cette perspective, les collectivités locales ont un rôle de premier plan à jouer dans la matérialisation de ce puissant consensus national autour des enjeux et défis de l’état civil. L’acte III de la décentralisation a créé des conditions plus favorables avec la territorialisation des politiques publiques et la communalisation intégrale qui a supprimé les communautés rurales, érigées en communes de plein exercice. Les maires des 557 communes que compte notre pays et qui jouissent du statut d’officier d’état civil, peuvent jouer un rôle essentiel, dans la mobilisation de tous les acteurs locaux dans leur territoire, pour conduire jusqu’à son terme la croisade contre le non enregistrement des naissances, afin que d’ici une brève échéance, ce fléau ne soit plus qu’un vieux souvenir. C’est à cette condition seulement que notre pays pourra disposer de statistiques démographiques fiables permettant d’élaborer des plans de développement stratégique à long terme, susceptibles de le propulser sur la rampe de l’émergence à l’horizon 2035, qui est celui du Plan Sénégal Emergent (PSE).
Dakar le 06 juin 2015
Ousmane BADIANE
Ancien 1er Vice-Président du Conseil Régional de Dakar
Conseiller municipal à Grand Dakar
Source : http://www.dakaractu.com

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La Journée de l’Enfant Africain (JEA) 2015 célébrée en grande pompe au Nyumakele.

La Journée de l’Enfant Africain a été célébrée ce mardi 16 juin partout en Afrique. Aux Comores, la cérémonie officielle a eu lieu à DAGI dans le Nyumakelé où plus de 2000 personnes ont pris part à cette commémoration. C’était l’occasion pour le vice président chargé de la santé Dr Fouad MHADJI de faire un état des lieux sur la situation démographique des enfants dans l’archipel. Aux Comores les enfants représentent 47% de la population totale avec une représentation différenciée au niveau insulaire : A Mohéli un habitant sur 2 a moins de 18 ans tandis que cette proportion a atteint 53,2% à Anjouan contre 41% à Ngazidja. S’agissant des mariages précoces, une enquête démographique et de santé à indicateurs multiples réalisée en 2012 aux Comores montre que trois femmes sur dix soit 31% entrent en union relativement tôt, atteignant l’âge de 18 ans. Les enfants de cinq différentes écoles du Nyumakelé ont vibré le stade de DAGI par des sketches de sensibilisation sur les mariages précoces.
C’est sous un soleil plus ou moins brillant que le stade de DAGI a accueilli la cérémonie de la JEA 2015. La mobilisation était au rendez-vous avec une représentation active de toutes les localités du Nyumakele. La journée est célébrée d’habitude dans le Nyumakelé à la même date par l’ONG Maeecha depuis 2008. La particularité de cette année revêt double sens. D’une part la présence des autorités de l’Union et insulaires montre combien une fois cette journée est prise au sérieux par les gouvernants. Cette décision des autorités de la célébrer au Nyumakelé ne fait que renforcer et valoriser les actions de Maeecha dans cette région la plus pauvre des Comores. Et d’autre part, les partenaires techniques et financiers se sont rendus compte du savoir faire Maeecha, sa force de mobiliser et sensibiliser les populations autour des thématiques qui concernent l’enfant comorien.

Une journée riche en expression
Le directeur pays Bureau International du Travail (BIT) n’a pas caché son enthousiasme de voir les enfants s’exprimer sur le thème retenu cette année « Accélérons nos efforts pour éliminer les mariages des enfants en Afrique». « Les sketches des enfants, nous interpellent, nous disent combien il est important d’écouter les enfants, combien il est important de remettre en cause certaines pratiques des traditions qui ne sont plus adaptées au goût et au besoin du contexte actuel »a-t-il affirmé.
De son coté le représentant résident du système des Nations Unies se félicite du travail fait par la société civile pour sensibiliser les populations sur le fléau des mariages précoces. « La journée est une opportunité pour se concentrer sur le travail de tous les acteurs dévoués au droit de l’enfant afin de consolider leurs actions et leurs efforts dans la lutte contre les obstacles à la réalisation de ses droits ». La législation comorienne est claire sur l’âge légal du mariage. « L’article 14 du code de la famille de l’Union des Comores fixe à 18 ans l’âge légal du mariage pour homme et femme (…). Néanmoins dans la pratique cette disposition n’est pas respectée. Plusieurs mineurs notamment des jeunes filles, sont mariés par des adultes sans motifs graves et légitimes » a-t-il regretté.
Quand au vice-président chargé de la santé, il a tenu à remercier l’ONG Maeecha pour ses efforts dans la protection des enfants. Son intervention dans le Nyumakalé est beaucoup plus significative. Il a appelé la société civile à doubler les énergies à des actions concrètes sur le terrain. Il a en outre énuméré quelques conséquences du mariage précoce « le mariage précoce peut effectivement avoir des conséquences tout à fait préjudiciables pour ces enfants puisque une fois mariée ces filles ne vont jamais à l’école. Elles abandonnent pour les taches ménagères et parallèlement elles font face à d’énormes problèmes de santé avec des grossesses prématurées qui élèvent le taux de mortalité infantile et une exposition aux infections sexuellement transmissible y compris le VIH SIDA » a-t-il déclaré.

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Témoignages des victimes
Le moment le plus fort de cette manifestation est la prise de parole pour témoignage des personnes victimes desmariages précoces. Tour à tour, deux femmes, un jeune homme et un maître coranique ont exprimé leur regret et raconté leur calvaire d’avoir été victimes de cet acte qu’ils qualifient de criminel. Boeni Dhahabou originaire de Mrémani, n’est pas allée par quatre chemins pour raconter son histoire la plus tragique de sa vie « j’étais mariée de force à l’âge de 11 ans. Je ne comprenais même pas ce qu’est ce que le mariage. Aujourd’hui j’ai 49 ans avec plusieurs enfants. Je prie à Dieu d’épargner cela à mes enfants, à mes proches et à tous les enfants. Ce n’est pas une bonne chose, luttons tous contre ces pariages précoces par ce qu’on ne connait pas les difficultés auxquelles sont confrontés ces enfants en début du mariage ».
De même Abdoulmalik Amroine, originaire de Chinounda s’est marié à l’âge de 16 ans en classe de première actuellement avec deux enfants. Il a adressé un message aux enfants afin de ne pas faire comme lui « J’ai des difficultés à les élever et à subvenir à leurs besoins et celle de ma femme. Ce sont mes parents qui s’en occupent. Je lance un message à tous les enfants de ne pas faire comme moi et suivre normalement leur cursus scolaire ».
Ibrahim Combo, un maître coranique enseignant les enfants. Il est aussi père de 6 enfants dont une fille qu’il a faite marier à un âge trop bas. « Je n’arrive pas à dormir très bien et je pense aux difficultés auxquelles ma fille est confrontée suite à ce mariage. Je lance un appel aux oulémas et aux cadis de lutter contre cette pratique non conforme à la tradition du prophète » s’est-il-indigné.
Remise des attestations des apprentis du CIPM
Le Centre d’Initiation et d’Insertion Professionnelle de Maeecha (CIPM) a profité de cette cérémonie pour la remise des attestations de la première promotion depuis son ouverture en 2014. Le ministre de l’Enseignement Professionnel et de l’Emploi, présent à cette manifestation, a remis d’une manière symbolique la première attestation à mademoiselle Latufa HOUMADI, apprentie en agriculture dans le CIPM. Le ministre s’est félicité de voir la région du Nyumlakelé se doter d’un tel centre qui offre des possibilités d’apprentissage aux enfants déscolarisés et non scolarisés. Il a félicité ainsi mademoiselle Latufa HOUMADI pour les efforts qu’elle a déployés durant une année afin d’obtenir cette attestation. Quant à la lauréate, très émue, elle a remercié le directeur du centre, qui n’a managé aucun effort avec les enseignants pour que la formation se passe dans les meilleures conditions. « Le CIPM est un modèle pour le développement de la région du Nyumakelé et ceux ou celles qui ont abandonné l’école et qui veulent réussir dans leur avenir. J’appelle aux parents à y inscrire massivement leurs enfants qui ont abandonné l’école. Des différentes formations leur sont offertes en agriculture, menuiserie, électricité, plomberie, pâtisserie et cuisine » a-t-elle conclut.

Le ministre de la formation professionnelle remettant à mademoiselle Latufa HOUMADI son attestation de formation en agriculture au CIPM
Notons que l’Union Africaine et ses partenaires célèbrent la Journée de l’Enfant Africain (JEA), pour commémorer le massacre en 1976, des écoliers de Soweto, en Afrique du Sud qui protestaient contre une éducation qui visait à renforcer le régime de l’apartheid.
Source : Lamako.fr

La vie de Molhem a changé grâce à l’école (vidéo)

Il est sorti de l’isolement qu’il vivait avant, et chaque matin il est impatient d’arriver à l’école pour saluer le drapeau et être avec ses camarades. Ses enseignants ont réussi à changer leur regard envers lui et à l’inclure dans la classe. « Tunisie nouvelle, Tunisie inclusive » est une série de vidéos qui racontent les histoires de filles, garçons, femmes et hommes handicapé(e)s en Tunisie qui réussissent leur vie sans que leur handicap constitue un obstacle. « Mon droit à l’éducation, ma réussite » constitue une première série de vidéos qui racontent l’inclusion scolaire de trois élèves handicapés au sein de l’école primaire de Menzel Bourguiba (Gouvernorat de Bizerte, Tunisie).

education des filles

L’éducation des femmes : une situation alarmante

Au cours des dix dernières années, la situation des femmes dans le monde a progressé.

Mais malgré d’importants progrès accomplis depuis le début des années 2000 en termes de parité entre les sexes dans l’éducation, la situation reste alarmante.

En effet, si l’on constate une participation croissante des filles et des femmes à tous les niveaux du système éducatif, il n’en demeure pas moins que 54% des enfants non-scolarisés sont des filles et 64% des adultes analphabètes sont des femmes (Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous, Unesco, janvier 2010). Le droit à l’éducation se restreint encore avec l’âge dans de nombreux pays. Ainsi, au Burkina Faso, seuls 8% des filles font des études secondaires.
Au total, 41 millions de filles sont exclues de l’éducation dans le monde et 515 millions de femmes sont analphabètes.
De plus, 60 pays ne seront pas en mesure d’atteindre les objectifs de parité fixés en 2000 pour 2015 par la Déclaration du millénaire des Nations unies. Ces chiffres attestent de l’inégalité subie et de l’urgence de la situation.
Le déni du droit à l’éducation maintient les femmes dans une situation de dépendance vis-à-vis de leur famille comme de la société. Il les enferme dans un rôle économique et social défini sans elles. Il les empêche de développer un esprit critique leur permettant de défendre leurs droits. Il leur confisque les moyens de lutter pour le respect de ces droits. Lutter contre l’exclusion des femmes, c’est agir sur des facteurs sociologiques, politiques, culturels, etc. Et c’est aussi permettre à la moitié de l’humanité de choisir avec l’autre moitié leur avenir commun.

http://education.francetv.fr/education-civique/

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Les causes de l’exclusion des femmes

Le droit à l’éducation est un droit fondamental.
Pourtant, des millions de femmes et de filles restent exclues d’une éducation de qualité. Facteurs culturels, sociaux ou économiques, les raisons d’un tel déni de droit sont multiples, externes et internes à l’école.
Préférence aux garçons, travaux ménagers, stéréotypes, pauvreté désignent autant de freins à l’éducation des femmes et des filles.
La pauvreté est un obstacle majeur. Dans de nombreux pays, l’école est obligatoire. Mais pour certaines familles, la scolarisation des filles peut représenter un manque à gagner car elle les prive d’une main-d’œuvre gratuite. Et si la volonté et les moyens pour inscrire les filles à l’école sont là, reste la question de la proximité des établissements, surtout dans les zones rurales. Pour s’y rendre, les petites filles doivent souvent marcher des kilomètres sur le bord des routes. La peur de l’accident ou de l’agression retient alors les parents de les envoyer à l’école.
Les mentalités transmettent trop souvent encore beaucoup de valeurs de soumission qui cantonnent les femmes à la sphère domestique. Les pesanteurs socioculturelles condamnent trop souvent les femmes à rester analphabètes. « La scolarisation des filles reste gangrénée par des freins qui ont pour noms : mariages et grossesses précoces, violences faites aux filles dans l’espace scolaire et communautaire » explique Hamidou Soukouna, membre d’Aide et Action Sénégal.

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Inde : Une réforme de la loi régulant le travail des enfants inquiète les ONG

La loi régulant le travail des mineurs en Inde a été amendée le 13 mai. Pour les organisations de protection des enfants, certaines modifications vont ouvrir la porte aux abus. Si le travail des moins de 14 ans est interdit, des exceptions pourraient néanmoins rendre la loi moins contraignante.
La récente révision du gouvernement indien sur la législation encadrant le travail des mineurs laisse les défenseurs des enfants sur un sentiment mitigé.
Le cabinet de Narendra Modi, le 13 mai, a amélioré les dispositions prévues par le Child Labour Prohibition Act de 1986 (amendé en 2012). Désormais, tous les enfants de moins de 18 ans seront exclus du travail dans les industries jugées « dangereuses », alors que jusqu’à présent seuls les moins de 14 ans étaient visés par une interdiction portant sur une liste de 18 secteurs.
Craintes de certaines ONG
Autre disposition prévue : tout travail commercial sera fermé aux moins de 14 ans. Si cette tranche d’âge apparaît comme mieux protégée, certains assouplissements ont fait bondir des ONG. Selon l’amendement proposé, ils pourront aider leurs familles, dans les exploitations agricoles ou dans l’artisanat, à condition que cela se fasse en dehors du temps scolaire.
Le secteur des médias et du divertissement (télévision, publicité, cinéma, séries) est également un secteur faisant office d’exception. Comme dans le cas du travail organisé dans un cadre familial, cet aménagement ne pourra pas entrer en concurrence avec le droit fondamental à l’éducation pour les enfants de 6 à 14 ans, telle qu’une loi de 2009 l’a édicté.
Quelle est la définition d’une entreprise familiale ?
Si la loi part de bonnes intentions dans l’esprit du gouvernement, les ONG s’alarment du risque de dérives et d’une « exploitation » des enfants. « La définition de la famille, et de la famille étendue, reste floue », s’inquiète Enakshi Ganguly Thukral, co-directrice du HAQ Centre for CHild Rights (Centre pour les Droits des enfants). D’autant que pour cette organisation, de nombreuses entreprises ont un visage familial en Inde. Qu’il s’agisse de fabriques de tapis, de cordonnerie, ou du secteur de la construction.

Deux enfants travaillant dans une fabrique de briques en 2009 dans l’Etat de l’Andhra Pradesh (photo The Hindu)
L’ONG remarque également que de nombreuses activités sont sorties du champ des entreprises considérées comme « dangereuses », comme les fonderies ou les abattoirs. Par ailleurs, le montant de l’amende infligée aux employeurs en cas de violation de la législation, et qui a été augmentée de 150%, reste « dérisoire » aux regards des défenseurs (50.000 roupies, soit 700 euros).
La loi originelle de 1986 « affaiblie »
Swami Agnivesh, président du Bandhua Mukti Morcha, une autre ONG engagée dans la lutte contre le travail des mineurs, considère ces amendements comme un « affaiblissement » de loi de 1986 et qu’ils se heurtent au « droit fondamental à l’enfance ».
Kailash Satyarthi, co-lauréat du prix Nobel de la paix l’an dernier pour son travail en faveur des enfants, a également réagi avec beaucoup de déception :
Quand j’ai commencé à travailler sur le travail des enfants en 1981, il n’existait aucune loi. Celle-ci est arrivée en 1986. Malgré tout, au bout de 29 années, nous ne sommes pas parvenus à éradiquer ce mal.
Le prix Nobel 2014 Kailash Satyarthi, figure de la lutte contre le travail des enfants (photo AFP)
D’autres voix s’élèvent à l’inverse sur la réforme, assurant qu’une interdiction totale du travail des enfants est « une mauvaise idée ». Thomas Preetha, professeur à l’université de Barkatullah, considère que cette question est « complexe » et rappelle que de nombreux enfants travaillent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le gouvernement, dans sa déclaration, indiquait qu’il était important de « prendre en compte le tissu social et les conditions socio-économiques » dans cette loi.
D’après les derniers chiffres de l’Unicef, 28 millions d’enfants travaillent actuellement en Inde. Plus de 12 millions d’entre eux, âgés entre 5 et 14 ans, le font dans des conditions dangereuses, allant de la construction aux usines de feux d’artifice. L’agence estime également que 74% des domestiques mineurs du pays ont entre 12 et 16 ans.
Source : http://www.itele.fr/monde

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Il faudra attendre 2084 pour l’éducation primaire universelle pour toutes les filles

Il faudra attendre 2084 pour l’éducation primaire universelle pour toutes les filles, déplore Irina Bokova.
La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova a participé vendredi après-midi, à New York, à l’un des événements marquant la Journée internationale de la femme. Au cours d’un débat de haut niveau de l’Assemblée générale, Irina Bokova a rappelé qu’il y a toujours 31 millions de jeunes filles en âge de fréquenter l’école primaire, qui sont privées d’école. Et la moitié de ces filles n’y entreront sans doute jamais. De plus, les femmes représentent aujourd’hui deux tiers des adultes analphabètes dans le monde.
Au rythme actuel, il faudra attendre 2084, pour que l’éducation primaire universelle soit une réalité pour toutes les filles. Or, a fait remarquer la Directrice générale de l’UNESCO, c’est dans l’éducation des filles que réside les plus grandes opportunités de progrès en matière de santé, de réduction de la mortalité natale et infantile, mais aussi de développement durable.
Irina Bokova a proposé quatre actions. D’abord, il faut cibler les populations les plus vulnérables, les adolescentes. Il faut ensuite mieux coordonner les politiques d’éducation, de santé et d’emploi. De plus, il faut porter l’éducation au-delà des murs de l’école, notamment dans les centres d’apprentissage, car la formation professionnelle et technique pour les femmes est primordiale. Enfin, il importe de s’appuyer sur les accélérateurs de l’apprentissage, en mettant l’accent sur l’accès aux nouvelles technologies.
Le 4 mars dernier, au Siège de l’UNESCO, à Paris, un débat d’une conférence de haut niveau sur le thème : « Repenser l’autonomisation des femmes et l’égalité des genres en 2015 et au-delà » avait déjà permis de souligner l’importance de l’éducation des filles et des femmes et la reconnaissance de l’importance de l’autonomisation des femmes pour le développement durable.
Au cours de son discours d’inauguration, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, avait rappelé la vision qui s’était dégagée à Beijing, où chaque fille et chaque femme pouvait vivre librement et faire ses propres choix, vivre sans crainte de violences, aller à l’école, participer aux prises de décisions, exprimer sa volonté et recevoir un salaire égal pour un travail égal. « Vingt ans plus tard, cette vision reste une source d’inspiration, » a-t-elle déclaré, décrivant les progrès réalisés comme « timides.»
« Nous devons, de nouveau, voir les choses en grand aujourd’hui, » avait annoncé Mme Bokova. « Si nous ne témoignons pas de plus d’audace et d’innovation, l’ambitieux agenda de développement actuellement en préparation ne sera pas réalisable. » Pour la Directrice générale, l’éducation est l’une des clés du changement, et c’est la raison pour laquelle l’UNESCO a fait de l’éducation des filles et des femmes une priorité absolue.
(Extrait sonore : Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO)

enfants sans acte de naissance

20 millions d’enfants sans acte de naissance en Afrique subsaharéenne

Ils confèrent la protection juridique et permettent d’évaluer les progrès.
Enregistrer la naissance d’un enfant est avant tout un droit fondamental. La quasi-totalité des pays africains ont ratifié des conventions qui confèrent à l’enfant le droit à un nom, à une nationalité et surtout à l’enregistrement de sa naissance. C’est le cas de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, en son article ¬6. La prise en compte de ce droit est souvent un préalable pour qu’il accède à d’autres droits : le droit à l’éducation, à la protection contre la discrimination fondée sur l’âge. L’enregistrement de la naissance a deux buts : juridique par la reconnaissance de l’existence d’une personne devant la loi ‘acte de naissance établit sa filiation. Il y a aussi le but statistique. Les registres de naissance, de mariage, de divorce et de décès donnent des indicateurs qui permettent de mesurer des progrès dans la réalisation des objectifs nationaux et répondre ainsi plus judicieusement aux besoins sociaux et économiques des populations.
Des statistiques données au cours de la réunion des experts de Yamoussoukro affirment que plus de 20 millions d’enfants en Afrique subsaharienne n’ont pas d’actes de naissance. Ils sont « invisibles » à toute action gouvernementale en leur faveur, a souligné Rene Kouassi, directeur des affaires économiques de l’Union africaine. Les exemples des Iles Maurice et des Seychelles ont été félicités. Ces deux pays enregistrent systématiquement et intégralement leurs naissances. Des exemples auxquels on ajoute ceux de l’Algérie, L’Egypte, la Tunisie, le Maroc.

Source : https://www.cameroon-tribune.cm/Jeanine FANKAM National – Politique

 

 

mariage

Le mariage précoce, une pratique interdite par la charte africaine

La charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant est on ne peut plus claire sur le rôle que se doivent de jouer chaque pays sur cette question de lutte contre le mariage précoce.
« Les mariages d’enfants et la promesse de jeunes filles et garçons en mariage sont interdits et des mesures effectives, y compris des lois sont prises pour spécifier que l’âge minimal requis pour le mariage est de 18 ans et pour rendre obligatoire l’enregistrement de tous les mariages dans un registre officiel », stipule l’article 21 de ladite charte entrée en vigueur le 29 novembre 1999. Le lancement de la campagne nationale à Dori a été une occasion pour les différents intervenants dont les représentants coutumiers et religieux ; le représentant des partenaires techniques et financiers Marc Robin ; le représentant de l’Union africaine Olawale Maiyegum de prendre des engagements allant dans le sens d’un accompagnement accru des actions du gouvernement et des autres acteurs de la lutte contre le mariage précoce. En ce qui concerne l’action gouvernementale, le Premier ministre a annoncé l’élaboration en cours d’une stratégie nationale de l’élimination des mariages précoces au Burkina Faso pour la période 2015-2024 et d’un plan d’actions national triennal 2015-2017. Et de préciser : « Cette stratégie nationale servira de référentiel pour orienter et canaliser toutes les interventions au niveau du Burkina Faso. Le plan d’actions national quant à lui permettra une meilleure coordination, responsabilisation et capitalisation des actions menées sur le terrain par les différents acteurs et intervenants ».
80% des filles de 15 à 17 ans du Sahel sont mariées
Si elles sont bien menées et couronnées, les différentes initiatives annoncées devraient permettre, à défaut de l’éradiquer, de réduire le problème de mariage précoce ou de mariage d’enfant qui se pose avec acuité dans le pays, en particulier dans le Sahel, d’où le choix du chef-lieu Dori, pour le lancement de la présente campagne. Dans la région le taux de prévalence du phénomène chez les filles de 15 à 17 ans est estimé à 80% ; et environ 3/5 des filles de 10 à 17 ans se marient. De façon générale, au Burkina Faso, selon l’enquête démocratique et de santé de 2010, l’âge médian des femmes à la première union est estimé à 17,8 ans. Une situation qui a des conséquences énormes sur la santé (fistules obstétricales, naissances prématurées, infections sexuellement transmissibles ; l’éducation (abandon de l’école pour les tâches ménagères) ; l’employabilité (manque de qualification pour prétendre à des emplois décents) de la jeune fille burkinabè, ainsi privée de moyens d’épanouissement. Pour parvenir à changer une telle donne, l’implication de tous les acteurs y compris les leaders coutumiers et religieux s’avère plus que nécessaire. C’est pourquoi, à la veille du lancement de la présente campagne il y a eu à Dori une rencontre de plaidoyer avec les leaders coutumiers et religieux de la région. C’est le ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale, Nicole Angéline Zan/Yélémou, qui a présidé cette rencontre à laquelle ont participé d’autres acteurs de la lutte contre le mariage des enfants. Nous y reviendrons.
Source : Grégoire B. Bazié
Lefaso.net