lutter contre le travail des enfants

Journée internationale des droits de la femme

Officialisée par l’Organisation des Nations Unies en 1977 et reconnue par la France en 1982, la Journée internationale des droits de la femme est née des luttes ouvrières en Europe au début du XXème siècle. Au cœur de ces manifestations, les femmes réclamaient de meilleures conditions de travail, le droit de vote, ainsi que, plus généralement, l’égalité homme-femme. D’abord instaurée aux Etats-Unis en 1909, cette initiative prit une ampleur internationale l’année suivante sur une proposition de l’Internationale socialiste. Aujourd’hui encore, dans le cadre de son programme « Pour un monde 50-50 en 2030 », l’ONU Femmes se bat pour que ces droits soient reconnus dans le monde entier et que les femmes puissent accéder à une pleine autonomie.

Alors que la crise migratoire se poursuit en Europe, le Parlement européen a décidé cette année de mettre les femmes réfugiées à l’honneur de cette journée du 8 mars. Essayant d’échapper à la guerre, celles-ci sont victimes au cours de leur exode de nombreux abus et violences. Parmi elles, les jeunes filles et les adolescentes sont encore plus vulnérables ; selon un rapport alarmant publié par l’organisation de solidarité internationale CARE, le pourcentage de mariages de jeunes réfugiées syriennes aurait triplé depuis 2011.

Victimes d’une double discrimination en raison de leur âge et de leur sexe, de trop nombreuses jeunes filles se voient encore refuser l’accès à la santé ou à l’éducation. Car opprimer les femmes, c’est avant tout les priver d’éducation, d’avoir pleine conscience de leurs droits et de toute possibilité de s’émanciper. Faisant écho à l’article 2 de la CIDE (Convention internationale des Droits de l’Enfant), l’initiative « Pour un monde 50-50 en 2030 » de l’ONU prône l’instauration dans tous les pays d’un cycle d’enseignement primaire et secondaire pour tous les enfants et souligne l’importance de l’éducation dans l’amélioration de la condition des jeunes filles.

Un accès égalitaire à l’éducation permettrait de prévenir de nombreuses pratiques préjudiciables strictement condamnées par la Communauté internationale. Ainsi, scolariser les jeunes filles réduirait considérablement les cas de mutilation génitale féminine, ou encore l’exploitation sexuelle, notamment la pratique du mariage forcé. A ce jour, plus de 700 millions de jeunes filles (âgées de moins de 18 ans) ont été mariées de force ; parmi elles, approximativement 250 millions avaient moins de 15 ans. Au cours de leur vie, ces jeunes filles seront victimes d’abus et de maltraitances physiques. Promouvoir la scolarisation des jeunes filles, c’est leur donner les moyens de lutter contre toutes formes de discriminations et de violences à leur égard.

De plus, la construction d’une société meilleure repose en grande partie sur l’éducation des jeunes filles et des adolescentes. Leur garantir l’accès à l’école, permettrait d’améliorer la situation sanitaire du pays ; sensibilisées aux pratiques de santé et d’hygiène, ces jeunes filles participeraient à réduire le risque de famine et de malnutrition. Par ailleurs, conscientes de leur valeur et de leurs compétences, elles auront plus de chances de trouver un emploi à l’avenir et contribueront ainsi au développement économique de leur communauté et de leur pays.

Malgré de nombreuses avancées dans le domaine, nos sociétés sont de nos jours encore dominées par un modèle patriarcal. La Journée internationale des droits de la femme est l’occasion pour chacun d’entre nous de manifester notre soutien à toutes ces jeunes filles, ces adolescentes et ces femmes victimes de discrimination. Pour participer à la construction d’un monde meilleur et vous renseigner sur les activités organisées près de chez vous, vous pouvez vous tourner vers les associations locales ou les mairies. Vous pouvez aussi suivre les hashtags #8mars et #JDF sur les réseaux sociaux.

Article rédigé par Alice MOUTON, bénévole